une en vie de revenir
ou de vivre d’un autre ailleurs
je tergiverse vers ce présent d’avenir
sans vous oublier je garde juste votre meilleur
photo : z. .i
j’envie sage d'y voir plus clair
à travers un flou quotidien qui est néanmoins
coloré
photo : z. .i
montagne évade-toi
devient l’écho des nouvelles lois
qui brillent sur ta roche au plus Ô de ton sommet
et tu resteras belle sans te soumettre aux rides des réalités
photo : z. .i
j’ai bien mis plus de moi-même dans mes moires
que dans l’armoire de mes mémoires
alors ce qui ne me reflète pas est une évidence
qui se doit bien à mon ignorance
photo : laurent lesax
LII
tu retrouvais partout la vérité hideuse,
jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents,
partout l’hydre éternelle qui te montrait les dents;
et poursuivant toujours ta vie aventureuse,
regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
tu te disais tout bas : ma perle est là dedans
_alfred de musset_
il la captait d’une antenne songeuse
qui lui faisait comprendre
la raison de la saison
où elle était belle et en corps ouverte
puis qu’insensiblement
elle s'effacera pour
mieux revenir
elle s’en ira de ces chahuts de partout
de ses idées, elle s’est rencontrée de tous ses airs
aux rumeurs des villes du soir et à la vision d’un soleil flou
elle s’en ira entendre d’autres voix dans l’affection de son imaginaire
leurs messages prirent
forme
au bord d’une plage d’écriture
là où les plumes s’entremêlèrent en quelques proses
et ne demandèrent
qu’à être vécues
les amoureux fervents et les savants austères
aiment également, dans leur mûre saison
les chats puissants et doux, orgueil de la maison
qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires
amis de la science et de la volupté
ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres
l'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres
s'ils pouvaient au servage incliner leur fierté

ils prennent en songeant les nobles attitudes
des grands sphinx allongés au fond des solitudes
qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin
leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques
et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin
étoilent vaguement leurs prunelles mystiques
_charles baudelaire_
je déambulais langoureusement sur les chemins de nos à corps
là où
pour une fois le gris et la pluie
auraient été essence ciel
ne serait-ce que par
son
existence
alors
il voltigeait juste dans son atmosphère
autant de fois qu'il le pouvait
à travers cet air du temps
lui même
qui se rappelle
à ses bons souvenirs
songe que notre pensée ne prend aucune part aux émotions douces ou rudes
qui tourmentent nos esprits animaux
sitôt qu'il s'est recueilli en lui même et qu'il a bien reconnu son pouvoir propre
et toutes les autres leçons que tu as entendues sur la douleur et la volupté
et auxquelles tu as acquiescé sans résistance
_marc aurèle_
ce n'est pas
parce que c'est compliqué
que l'on ose pas
c'est justement
parce que l'on ose pas
que tout devient compliqué
bon voilà
j'appuie sur la touche
"pause"
le temps de vous montrer
mon été en clichés
et en quelques
mots
elle aspirait son destin vers
une mélancolie
chimérique là où elle
se dépossédait
d'un profond état de léthargie
et à travers cet esprit de gosse
nous sommes
"Ô plus"
dans une incapacité
de commettre des méprises
d'adulte
air
photi : z. .i
je m'appuie contre un mur et regarde comme un idéal
qui défile devant moi
j'aurais pu aussi m'allonger
sur l'herbe
à fixer les sens ciel d'une étoile filante
essentielle
dans ses pensées
comme un nuage dénudé ouvert
"Ô dans le ciel"
elle ne faisait que
respirer
la fragrance de ses désirs
continuerai à rêver
jusqu'à que
la
bonne heure
vienne me réveiller
à son avenir
tout en gardant
un oeil ouvert
sur le passé d'un autre
la vie
est une maladie
mortelle
sexuellement transmissible
_woody allen_